Dernière modification le 29 avril 2026
Sous la présidence de Sandra Trochimara, la Communauté d’Agglomération du Centre Littoral a adopté, le 29 avril 2026, un budget de transition ambitieux et responsable qui trace la feuille de route de la mandature 2026-2032.
Un budget de transition, premier acte d’une nouvelle mandature
Réunie en séance plénière ce 29 avril 2026, le conseil communautaire de la CACL a voté son premier budget sous la présidence de Sandra TROCHIMARA. Avec un montant global de 296 millions d’euros, ce document marque une étape fondatrice : celle d’un budget de transition le temps d’affiner les grandes orientations du nouveau projet de territoire.
Après plusieurs années d’investissements structurants qui ont transformé le territoire, la présidente et son conseil communautaire ont fait le choix d’établir un diagnostic financier rigoureux, condition indispensable pour poser les fondations d’une gestion responsable et durable.
Ce budget affirme en même temps l’engagement ferme de la CACL en faveur du développement et de la consolidation des services publics essentiels : habitat, développement économique, mobilité, gestion des déchets et de l’eau. Des compétences au cœur du quotidien des habitants, appelées à se renforcer pour répondre aux besoins croissants d’une population en pleine expansion et accompagner le développement du territoire à l’horizon 2040.

Une gestion responsable, des choix assumés
Composé en sections équilibrées de fonctionnement (159,3 M€) et d’investissement (136,9 M€), il traduit cette double ambition : assurer la continuité des services du quotidien tout en maintenant un effort d’investissement significatif.
🔎 Focus : les grands projets d’investissement 2026
L’eau potable :
La programmation AEP (Alimentation en Eau Potable) 2026 concentre à elle seule près de 29,4 millions d’euros de travaux, répartis sur l’ensemble du territoire intercommunal.
– À l’échelle de la CACL, la construction d’une nouvelle usine (premières études budgétisées pour 300 000 €), la réhabilitation des réservoirs de Califourchon et Montabo avec un nouveau réservoir de 4 000 m³ (9 M€), et la sécurisation électrique des usines AEP (1,2 M€) figurent parmi les opérations majeures. Le déplacement du captage de la Comté pour faire face aux pics de salinités chaque année plus importants représente à lui seul 5 millions d’euros d’investissement.
– À Rémire-Montjoly, les travaux d’extension du réseau d’eau potable secteur RN4 « La Matourienne » atteignent 8,5 millions d’euros.
– À Matoury, le renforcement du réseau Cogneau-Lamirande (phase 2) mobilise 2,4 M€, complété par l’interconnexion AEP Roura-Comté à 4,1 M€ en partenariat avec Roura.
L’assainissement :
La politique publique de l’assainissement, souvent perçue comme corollaire de la gestion de l’eau potable, dans la mesure où la collecte et le traitement des eaux usées s’affichent comme un constituant à part entière du cycle de l’eau, est estimée à 18M€ cette année 2026. La CACL poursuit cet immense chantier d’assainissement des zones densément peuplées des communes d’une part, mais également d’anticipation en desserte et ouvrage de traitement pour permettre un développement urbain plus important (nouveaux lotissements, secteurs OIN). L’assainissement répond aussi aux forts enjeux de lutte contre l’insalubrité et de la restauration des lieux de baignade.
Cap sur 2030 : une PPI à 444 millions d’euros
La Programmation Pluriannuelle d’Investissements (PPI) fixe des ambitions claires à l’horizon 2030-2032 : 444 millions d’euros d’opérations, articulées autour des grandes priorités portées par la nouvelle mandature : les déchets, la mobilité, l’eau potable, l’assainissement, le développement territorial etc.
Les équipements structurants de gestion des déchets (ISDND et UVE) représentent à eux seuls 60 % de la programmation. La mobilité reprend de l’élan à partir de 2029, avec l’extension du BHNS vers Rémire-Montjoly et Matoury. Un effort d’investissement estimé à 115,7 millions d’euros en 2026, à optimiser avec les concours des cofinanceurs.
La soutenabilité de cet effort repose aujourd’hui sur la mobilisation des excédents passés et l’externalisation de certaines dépenses en PPP. Une équation financière qui appelle, dans la durée, une reconstruction progressive de la capacité d’autofinancement.
Les grands axes de réflexion de la mandature
Au-delà des chiffres, Sandra Trochimara et son conseil communautaire ont ouvert plusieurs chantiers structurants pour les années à venir.
La question fiscale et financière sera au cœur des discussions 2026. Le financement des futurs équipements de traitement des déchets nécessitera, à l’horizon 2030-2031, une hausse estimée à environ 13 millions d’euros supplémentaires par an sur la fiscalité déchets. Un sujet qui fera l’objet d’une concertation approfondie avec les élus et les communes membres.
Le cap 2040 reste l’horizon commun. Qualité des services publics, attractivité du territoire, maîtrise des dépenses et optimisation des recettes fiscales : autant de leviers que la CACL entend actionner collectivement, avec ses communes membres, pour tenir les promesses d’un territoire en pleine croissance.
Ce budget 2026 l’affirme avec clarté : celui d’une agglomération qui regarde lucidement d’où elle vient pour décider, ensemble, où elle va.







