Dernière modification le 13 août 2026

220 millions d'euros pour construire l'UVE de la CACL

Sous la présidence de Sandra TROCHIMARA, le Conseil communautaire de la CACL a décidé vendredi 17 juillet 2026, de l’affermissement de la construction de l’Unité de Valorisation Énergétique (UVE) à Macouria et a approuvé, l’avenant au contrat de concession.

La construction de l’UVE, approuvée dans le cadre du contrat de délégation de service public signé le 12 mars 2024, avec le concessionnaire IDEX, prévoyait une phase d’études de deux ans préalables au lancement des travaux. Le vote du 17 juillet 2026 intervient à l’issue de ces études qui comprenait :

  • La réalisation des études géotechniques et la vérification de la faisabilité du raccordement aux réseaux routier, d’eau et d’électricité ;
  • La construction du dossier administratif ;
  • La réalisation des études techniques détaillées, qui fixent définitivement le coût de construction et d’exploitation.

Cet avancement permet de confirmer définitivement le site d’implantation de la Carapa à Macouria et d’acter la construction de ce nouvel équipement.

Une opportunité énergétique

L’avenant n°3 approuvé le 17 juillet 2026 présente des garanties financières renforcées. La CACL a obtenu plusieurs optimisations qui permettent de réduire le coût final supporté par l’EPCI et donc par les habitants :

  • Un tarif de rachat de l’électricité par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) plus favorable, sous réserve de sa confirmation officielle ;
  • Des cofinancements publics mobilisés : FEDER, ADEME, exonérations fiscales de l’État et exonérations d’octroi de mer accordées par la Collectivité Territoriale de Guyane ;
  • Un préfinancement par la CACL d’une partie de la valeur des installations (40 M€ en 2030), grâce à un emprunt public à long terme, moins coûteux qu’un financement privé.

Une garantie pour les habitants

La CACL n’acceptera les surcoûts du projet que dans la mesure ou ils  sont compensés par un tarif de rachat de l’électricité optimisé, permettant de maintenir le coût de traitement au niveau prévu par le contrat initial. Si le tarif fixé par la CRE ne permettait pas d’atteindre cet équilibre, la CACL conserve la faculté de ne pas poursuivre le projet. L’EPCI s’engagera à aller plus loin si, et seulement si, les conditions économiques restent favorables au territoire et aux habitants.

Cette capacité à faire valoir un droit de retrait est un principe clé de l’avenant.

La future UVE de la CACL

La première de Guyane

81% de valorisation

Réduire l’enfouissement
des déchets

80 000 tonnes de déchets / an

Assurer la continuité du traitement des déchets pour tout le territoire

~ 45 GWh d’électricité / an

Alimenter plusieurs milliers de foyers en électricité

Un projet choisi et nécessaire pour le territoire

A ce jour, le traitement des déchets de la CACL repose majoritairement sur l’enfouissement. Aujourd’hui, uniquement 13 % des déchets produits sur le territoire sont valorisés. Les déchets plus généralement sont principalement dirigés vers le site des Maringouins de Cayenne dont la fermeture sera effective au 31 décembre 2027.
Parallèlement la loi anti gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) du 10 février 2020, a pour objectif de mettre fin progressivement au stockage des déchets valorisables.

Ainsi, pour mettre en œuvre désormais une solution de traitement des déchets complémentaire à l’enfouissement, et tenant compte d’une  demande énergétique croissante sur le territoire, de la CACL a fait le choix d’une solution adaptée, à la fois, aux enjeux environnementaux, sanitaires et énergétiques du territoire intercommunal.

L’UVE bénéficiera à 14 communes sur les 22 du territoire guyanais.

En effet, chaque année, plus de 80 000 tonnes de déchets provenant des communes de la CACL, de la CCDS (Communauté de communes des Savanes) et de la CCEG (Communauté de Communes de l’Est guyanais).

Une opportunité énergétique

Au-delà de l’urgence à trouver une solution durable pour le traitement des déchets, le projet d’UVE permettra de produire 45 GWh d’électricité, soit l’équivalent de la consommation de 22 000 habitants.
En Guyane, la demande en électricité a augmenté de 7% en huit ans et continue de s’intensifier, exerçant une pression croissante sur le réseau électrique local. En valorisant les déchets localement l’UVE pourra contribuer à sécuriser l’approvisionnement énergétique.

Le projet porté par la CACL s’inscrit pleinement dans les objectifs de la loi de 2015 sur la transition énergétique pour la croissance verte. Celle-ci encourage les territoires, notamment les zones non interconnectées (ZNI) comme la Guyane, à développer des solutions locales pour améliorer leur indépendance énergétique, et vise une augmentation de 32 % de la production nationale d’énergies renouvelables d’ici 2030

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